costumes de théâtre
  Dans les années 70, j'ai été très marqué par " La Dispute " de Marivaux montée par Patrice Chéreau et la beauté des architectures de Peduzzi, et " Les Noces de Figaro " dans la mise en scène de Strehler à l'Opéra. Le groupe TSE a créé des spectacles jubilatoires, Copi aussi.
Mais le théâtre, c'était pour moi, avant tout, celui que je faisais moi-même: tout enfant, je m'amusais à placer des costumes sur de petites silhouettes de carton découpé; ensuite, j'ai pris l'habitude de redessiner les costumes lorsque je revenais d'un spectacle, de changer d'harmonies de couleurs, de volumes…
C'était autant de façons de rentrer à nouveau dans un monde réinventé, transfiguré, où tout devenait possible et plastique.
Mes premiers costumes de théâtre datent de 1984/85 alors que j'étais encore chez Patou.
La troupe du Théâtre de Nantes m'a proposé de créer les costumes de Chantecler, des costumes à double lecture: les personnages apparaissaient d'abord en ombre chinoise suggérant un animal. Ainsi la pintade se révélait ensuite être une mondaine du début du siècle, Chantecler, un hidalgo à haut-de-forme… Depuis lors, j'ai régulièrement créé des costumes pour la scène.
sheherazade
  Page suivante Ces variations de sensibles différences, je les tiens du théâtre forain de ma petite enfance qui est le premier théâtre de ma vie. Pour les fêtes de Trinquetaille, à Arles, en septembre, une troupe familiale venait s'installer juste derrière chez moi. Deux détails me sont restés à l'esprit: un des personnages au costume moitié homme, moitié femme, moitié smoking moitié robe qui jouait tous les rôles et un éclairage très violent et chaud à la fois, entre Daumier et Toulouse Lautrec.Je me souviens aussi, plus tard, des spectacles d'Orange et d'Aix, aux mises en scène de l'époque et aux décors purs et baroques d'un Cassandre.
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